C'est une question très pointue ! Si tu fais référence à Dunkun (souvent associé au projet The Real 001 dans certaines communautés de cinéastes indépendants ou de films dits "artisanaux"), le lien est avant tout thématique et structurel, plutôt qu'officiel.
Voici comment on peut rapprocher ces deux œuvres :
1. La déconstruction du mythe du "Tueur"
The Killer (Fincher) : Il détruit l'image glamour du tueur à gages. On y voit la banalité, l'attente interminable dans des hôtels miteux et l'utilisation d'outils du quotidien (Amazon, serrures basiques).
Dunkun / The Real 001 : Dans le cinéma artisanal ou indépendant de ce type, l'approche est souvent similaire : montrer la "réalité" brute, sans les gadgets de James Bond (le "001" est d'ailleurs une réponse ironique au "007"). C'est une vision plus organique et moins polie de l'espionnage ou de l'assassinat.
2. Le minimalisme et l'isolement
Les deux films partagent une esthétique du silence.
Dans The Killer, la voix off est le seul véritable dialogue pendant de longues minutes.
Dans les projets comme The Real 001, le manque de budget est souvent transformé en force artistique : on filme de longs plans-séquences, on mise sur l'ambiance sonore et on suit un personnage solitaire qui ne parle à personne.
3. La figure de "l'artisan"
C'est le point de connexion le plus fort.
Fincher traite son tueur comme un ouvrier spécialisé. Il n'est pas un héros, il exécute une tâche technique.
Dunkun et les films de cette mouvance célèbrent souvent le "faire" : comment on prépare une arme, comment on surveille une cible. C'est du cinéma de processus.
Note importante : Dunkun / The Real 001 reste une œuvre de niche, souvent associée à des réseaux de création underground ou des plateformes alternatives. Le film de Fincher est en quelque sorte la version "blockbuster de luxe" de cette approche artisanale et réaliste que l'on retrouve dans ce type de cinéma
indépendant.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire